Stimuler la simulation
Les organisateurs avaient peine à y croire. 66 équipes de deux à quatre personnes se sont inscrites à la simulation boursière 2011 de l’Association du droit des affaires de l’Université d’Ottawa. En effet, il était simple d’y participer. Il ne fallait seulement qu’un capital de départ de 100, 000 $.
Une fois inscrit, le 100, 000 $ fictif arrive dans les mains du capitaliste qui doit l’investir en actions canadiennes à la bourse de Toronto. Deux étudiants de la Section de droit civil ont atteint la deuxième place du classement après six semaines d’achat et de vente d’actions en ligne. Ils ont réussi à augmenter la valeur de leur portefeuille de 24 %. Adam Slater et Michael Farkas ont donc reçu 200 $ en prix de la part du cabinet Davies qui commanditait la compétition.
« Je suis rapidement devenue obsédée. Les changements quotidiens nécessitaient une analyse minutieuse et certains participants arrêtaient la simulation parce qu’ils y mettaient trop de temps », témoigne Patricia Atallah, vice-présidente aux communications de l’Association du droit des affaires.
La simulation a eu bien des mérites, dont celui d’intéresser les étudiants à l’actualité boursière pendant quelques semaines. Ce véritable cours 101 des mécanismes boursier a donné une expérience de base aux curieux comme aux futurs investisseurs.
Plusieurs ont appris à leurs dépens que la bourse est souvent capricieuse et volatile. Alors qu’ils menaient la compétition pendant des semaines, du jour au lendemain, il est arrivé de retrouver les meneurs parmi les derniers du classement.
« Notre équipe avait investi dans Dollarama, Metro et les compagnies aurifères et à la fin, nous étions en milieu de classement, avec un portefeuille presque inchangé de 100, 000 $. L’important c’est d’avoir appris de la simulation », précise Mme Atallah.


