Moustachu pour la cause
Toutes les raisons sont bonnes pour se laisser pousser la moustache, cet authentique apanage de la virilité masculine. La majorité des étudiants mâles du Barreau du Québec participent (officiellement ou non) à la campagne Movember pour amasser des fonds et sensibiliser la population à la problématique du cancer de la prostate.
En ce premier décembre, un montant de 5498 $ était recueilli par le groupe formé des étudiants du Barreau du Québec. Au centre de formation d’Ottawa, Justin Beeby avait sa motivation personnelle de dégoter de l’argent pour la recherche. « Un membre de ma famille proche a été atteint du cancer de la prostate quand j’étais adolescent. Il s’en est sorti, mais c’était une période difficile pour ceux autour. La moustache n’est qu’un symbole qui permet de montrer sa solidarité envers ceux qui souffrent », raconte l’étudiant.
La fondation Movember souligne que le cancer de la prostate et celui des testicules peuvent très bien se guérir s’ils sont décelés dès le début. Accroître le dépistage précoce, le diagnostic et l’efficacité des traitements finira par réduire le nombre de décès attribuables au cancer, parient les organisateurs du mois moustachu.
À Ottawa, la majorité de la gent masculine des cours du matin se laisse pousser le poil localisé au-dessus de la bouche. « C’est certain qu’il y a aussi une forme d’opportunisme à se laisser pousser la moustache, mais il s’agit d’une bonne cause. Certains prennent la démarche très au sérieux et s’investissent énormément », constate Justin qui arrive parmi les meilleurs contributeurs de l’équipe nationale du Barreau avec 115 $.
Il semble que bien des donateurs préfèrent encourager l’équipe plutôt qu’un participant en tant que tel. « Les étudiants qui travaillent dans les grands cabinets reçoivent des montants substantiels. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que l’équipe récolte autant. On est tous très occupés à passer les examens pendant la formation professionnelle. J’espère que le capitaine en chef de l’équipe du Barreau, Alex Shee, passera lui aussi », explique M. Beeby.
Les matières aux examens finaux de l’École du Barreau comprennent sept matières. Pénal, administratif, obligations, travail, famille, affaires et déontologie. « En obligations, l’École du Barreau spécifie que l’examen portera sur le livre cinquième du Code civil du Québec. Il y a juste un peu plus de 1200 articles, on va être corrects », témoigne le futur avocat.


